Un palais, trois musées, un parc, une forêt magnifique

les appartements de louis XVI à Napoléon III

 

Le palais de Compiègne comporte quatre appartements principaux (appartements de l'Empereur, de l'Impératrice, du roi de Rome et appartement double de prince) qui témoignent de son occupation de la fin du XVIIIe siècle au Second Empire.

 

Reconstruit sous Louis XV et aménagé sous Louis XVI, le château a été conçu selon un plan triangulaire. Ouvrant sur la ville, il se tourne toutefois vers la forêt avec laquelle le parc, dessiné sous Napoléon Ier, fait la transition. Les appartements des souverains, de Louis XV à Napoléon III, y occupent le premier étage et donnent de plain pied sur la terrasse.

 

Les appartements historiques comprennent l'appartement de l'Empereur, celui de l'Impératrice, mais aussi celui du roi de Rome et enfin l'appartement dit Double de prince, aménagé sous l'Empire pour l'accueil d'un couple princier.

Les appartements de l'Empereur et de l'Impératrice témoignent de l'occupation du château devenu palais impérial, de la fin du XVIIIe siècle à la chute du Second Empire, avec, entre autres, pour le XVIIIe siècle la salle des Gardes, pour l'Empire les chambres de Napoléon Ier et de l'impératrice Marie-Louise, et pour le Second Empire le salon de Thé de l'impératrice Eugénie.

 

Chaque pièce de cet ensemble a été remeublée en suivant les principes de la restitution des états historiques formulés à Compiègne après la Seconde guerre mondiale. Pour chacune, le choix a été fait de retourner, parmi les trois états possibles (XVIIIe siècle, Premier Empire, Second Empire), à celui dont l'ensemble du mobilier et des œuvres d'art était le plus complet dans les collections du musée afin d'être au plus près de la notion d'authenticité.

 

 

Vue de l'ancienne chambre de la reine Marie-Antoinette telle qu'elle était aménagée vers 1860

 

 

La chambre de l'appartement du roi de Rome, ancienne chambre de Marie-Antoinette, restituée aujourd'hui dans son état Premier Empire

 

 

Musée du second empire

Winterhalter, Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur Alexandre Cabanel, Portrait de Napoléon III, 1865, huile sur toile

Depuis le début du XIXe siècle, l'art du portrait avait connu une vogue sans précédent et envahi les Salons. Sous le Second Empire, le succès de ce genre ne se démentit pas en peinture. Faire peindre son portrait, tout particulièrement par un portraitiste reconnu comme Franz Xaver Winterhalter, Édouard Dubufe ou Alexandre Cabanel, était signe de réussite sociale.

 

Les collections des musées du Second Empire sont aussi très riches en portraits photographiques, particulièrement en portraits - cartes de visite, dont la mode battait son plein à cette époque. Elles comptent aussi de nombreux portraits gravés, ainsi que quelques bustes et statues.